Bernard vous raconte comment il a failli disparaître à la Gacilly !

Un beau soir de novembre 2000, j'accompagnai, avec mon rejeton Bernardino, mes amis les Trompettes du Mozambique à leur concert à la Gacilly : la soirée s'annonçait plutôt sympa, les organisateurs se montrant particulièrement accueillants.
Les gars montèrent sur scène, moi comme d'habitude j'y allai aussi, histoire de leur insuffler mon Blaireau Spirit pendant tout le set !
Les gens semblaient apprécier les chorégraphies des Mozambicains, et particulièrement celles du petit nouveau, Pierre l'infirmière ! Bref, rappel : je restai sur la scène, afin de maintenir les spectateurs dans une transe kerminyesque.

Fred l'Eclair fit le noir afin de préparer le retour des musiciens et voilà qu'un malotru me saisit, profitant lâchement de l'obscurité pour me kidnapper (de même que Bernardino, toujours aggripé à mon dos)!
Les yeux couverts par une main moite d'une sueur malsaine, je ne pouvais évidemment pas reconnaître mon tourmenteur ! Pourquoi m'avoir arraché aux attentions de mes amis ? Quels supplices allais-je subir ? J'entendais au loin, les appels déchirants de Funky Yannick, les supplications désespérées de Lanig ... Sous le coup de l'émotion, je finis par m'évanouir !

Lorsque j'ouvris à nouveau les yeux, une heure plus tard, j'avais retrouvé, par je ne sais quel miracle, et mon fils, et mes amis, qui ne manquèrent pas de célébrer mon retour, eux qui avaient arpenté la salle et interpelé toutes les personnes qu'ils avaient pu trouver sur leur chemin !

QUI QUE TU SOIS, VIL RAVISSEUR, SACHE QUE TU AS ETE PARDONNE, TOI QUI AS SU TE RACHETER DE L'IGNOMINIE DE TON ACTE CRIMINEL EN ME RAMENANT A MES CHERS CAMARADES !

Bernard, qui n'aurait jamais cru que son amitié pour les Trompettes lui aurait causé tant de tracas !